Les week-ends – le 7 et 8 mars à 14h30.

Après le succès de l’exposition en 2025, nous reprenons l’exposition « Victor Hugo et Les Misérables, de la réalité à l’idéal ».

De nouvelles œuvres ont été prêtées par la Maison de Victor Hugo de Paris, que nous remercions pour cette nouvelle collaboration.

Venez les découvrir ainsi que des documents nouveaux qui déclinent les multiples reprises et déclinaisons des Misérables depuis leur édition en 1862.

Victor Hugo est sensible très jeune à la question sociale et s’indigne face à la condition humaine de son temps.  C’est ce combat qu’il décide de mener et qu’il matérialise dès ses premières œuvres poétiques, romanesques, et théâtrales.

Il écrivait en 1830 dans Étude sur Mirabeau : « La Révolution française a ouvert pour toutes les théories sociales un livre immense, une sorte de grand testament. Mirabeau y a écrit son mot, Robespierre le sien, Napoléon le sien. Louis XVIII y a fait une rature. Charles X a déchiré une page. La chambre du 7 août l’a recollée à peu près, mais voilà tout. Le livre est là, la plume est là. Qui osera écrire ? »

En 1845 Victor Hugo va oser. Choisi par Louis-Philippe comme Pair de France, il entre dans l’arène politique. Et il commence un roman qui deviendra en exil Les Misérables.

Roman social mais pas seulement puisque Victor Hugo écrit dans les Misérables : « Ce livre est un drame dont le premier personnage est l’infini. L’Homme est le second. »

L’exposition reflète ce voyage littéraire et humain : de la misère des rues de Paris au XIXᵉ siècle aux élans universels d’espérance et de justice qui traversent le roman. Nous explorons comment Hugo a puisé dans les ombres du réel pour façonner un idéal de fraternité, d’égalité et de dignité humaine et comment il a fait vivre ses convictions dans ses engagements politiques ou dans ses actions en tant que citoyen.

L’exposition se veut un dialogue vivant entre Hugo et notre présent puisque ses combats, contre la pauvreté et en faveur des droits des enfants, des femmes, du droit à l’éducation, mais aussi sur le sens de la vie en tant qu’être humain et sur notre devoir de solidarité, restent d’actualité.  Cette aspiration est contenue dans cet ajout sur les épreuves d’imprimerie corrigées de sa main, au chapitre La prière : « La grandeur de la démocratie c’est de ne rien nier ni rien renier de l’humanité. Près du Droit de l’homme, au moins à côté, il y a le droit de l’âme. »

Les visites sont commentées par des conférenciers, passionnés, qui font vivre la pensée et l’humanisme du grand poète.

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